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Marco Rubio : Les États-Unis Espèrent un Début du Retrait des Troupes Rwandaises de la RDC d’Ici Mi-Juillet

Washington estime que des progrès sont réalisés, mais la question du M23 reste entière Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les États-Unis espèrent voir les troupes rwandaises commencer à se retirer de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) d’ici la mi-juillet, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix signé entre Kigali et Kinshasa. S’exprimant devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine, Rubio a reconnu que certains progrès avaient été accomplis, tout en soulignant que plusieurs dispositions de l’accord n’étaient pas encore pleinement respectées. « La RDC et le Rwanda ont signé un accord de paix. Malheureusement, il n’est pas respecté comme il le devrait. Nous avons dû imposer certaines sanctions », a déclaré Rubio. « Du côté rwandais, nous commençons à observer un certain respect de l’accord. Les choses avancent, même si cela reste trop lent. Nous espérons que le retrait des troupes rwandaises de la région pourra intervenir d’ici le milieu du mois prochain. Bien entendu, la question du M23 reste encore à résoudre. » Nouvelles Sanctions Américaines Ces déclarations interviennent quelques jours après l’annonce de nouvelles sanctions américaines visant John Imani Nzenze, présenté comme le chef du renseignement du M23, ainsi que Gustave Kubwayo, haut responsable des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Washington accuse ces deux hommes de diriger des groupes armés responsables de l’instabilité persistante dans l’est de la RDC. Ces mesures s’inscrivent dans une campagne plus large destinée à faire respecter les Accords de Washington signés entre le Rwanda et la RDC en décembre 2025. Une Pression Croissante sur les Acteurs du Conflit Au cours des derniers mois, les États-Unis ont élargi leur liste de sanctions contre plusieurs personnalités liées au conflit. En avril, l’ancien président congolais Joseph Kabila a été sanctionné pour son soutien présumé au M23 et à la coalition rebelle AFC. Washington maintient également des sanctions contre Corneille Nangaa, dirigeant de l’AFC, ainsi que contre Sultani Makenga, commandant militaire du M23. Plus tôt cette année, les États-Unis avaient déjà sanctionné plusieurs officiers supérieurs des Forces de défense du Rwanda (RDF), les accusant d’avoir apporté un soutien militaire, logistique et financier aux opérations du M23. Le M23 reste un obstacle majeur à la paix Malgré certains progrès dans le processus de paix, Marco Rubio a insisté sur le fait que la question du M23 demeure non résolue. Le mouvement rebelle continue de contrôler de vastes zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, y compris les villes stratégiques de Goma et Bukavu. Le conflit a provoqué le déplacement de millions de personnes, perturbé les échanges commerciaux régionaux et aggravé l’une des plus graves crises humanitaires au monde. Une Victoire Diplomatique pour Kinshasa ? Selon plusieurs analystes, un retrait effectif des troupes rwandaises de l’est de la RDC constituerait une importante victoire diplomatique pour le gouvernement congolais. Toutefois, ils estiment qu’une paix durable dépendra également du retrait du M23 des territoires qu’il contrôle et de la neutralisation des différents groupes armés opérant dans la région. Même si Washington affirme constater des avancées, les déclarations de Marco Rubio montrent que de nombreux défis restent à relever avant qu’une paix durable puisse être établie dans l’est de la RDC. — Article préparé par Nation Radio TV.

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EST-IL VRAI QUE LE FPR-DMI-NISS SURVEILLE LES TÉLÉPHONES DE TOUS LES RWANDAIS ?

À mesure que la technologie progresse dans le monde entier, la sécurité des informations stockées sur les téléphones mobiles et autres appareils numériques est devenue une préoccupation majeure. Au Rwanda comme à l’étranger, des informations circulent régulièrement selon lesquelles des services de sécurité ou de renseignement pourraient surveiller ou intercepter les communications des citoyens. Mais ces affirmations sont-elles fondées ? Existe-t-il des preuves concrètes montrant qu’un grand nombre de Rwandais sont surveillés via leurs téléphones ? Et que peut faire chacun pour protéger ses données personnelles ? Ce que certains rapports affirment Divers rapports publiés par des organisations internationales de défense des droits humains et des libertés numériques ont exprimé des inquiétudes concernant l’utilisation de logiciels espions (spyware) dans plusieurs pays du monde. Un article publié par The Rwandan évoque également des allégations selon lesquelles certains services de sécurité utiliseraient des logiciels de surveillance pour suivre certaines personnes. Toutefois, ces allégations n’ont pas été confirmées ni réfutées de manière définitive et nécessitent des preuves techniques ainsi qu’une vérification indépendante. Est-il possible qu’un téléphone soit surveillé ? Oui. Les spécialistes de la cybersécurité expliquent qu’il est techniquement possible qu’un téléphone ou un ordinateur soit compromis par des cybercriminels ou par des acteurs disposant d’outils de surveillance avancés. Cependant, surveiller chaque citoyen individuellement nécessiterait d’importantes ressources financières, techniques et humaines, ce qui rend une telle opération difficile à mettre en œuvre à grande échelle. C’est pourquoi les experts indiquent généralement que les activités de surveillance ciblent plutôt certaines personnes ou groupes considérés comme détenant des informations sensibles ou faisant l’objet d’un intérêt particulier. Comment protéger votre téléphone ?   1. Utilisez un mot de passe robuste Évitez les codes simples comme « 1234 » ou votre date de naissance. Utilisez un code PIN long ou un mot de passe complexe. 2. Activez l’authentification à deux facteurs (2FA) Cette mesure ajoute une couche de protection supplémentaire à vos comptes. 3. Mettez régulièrement à jour votre téléphone et vos applications Les mises à jour corrigent souvent des failles de sécurité qui pourraient être exploitées. 4. Évitez les liens suspects Ne cliquez pas sur des messages ou courriels provenant de sources inconnues, car ils peuvent contenir des logiciels malveillants ou espions. 5. Utilisez des appareils et applications fiables Téléchargez vos applications uniquement depuis le Google Play Store ou l’Apple App Store. Privilégiez des appareils fiables comme les iPhone, Samsung et autres smartphones bénéficiant de mises à jour de sécurité régulières. 6. Sécurisez vos données Utilisez le chiffrement (encryption) et effectuez régulièrement des sauvegardes afin de protéger vos informations. 7. Vérifiez le renvoi d’appels (Call Forwarding) Le renvoi d’appels peut parfois être utilisé pour rediriger des communications sans que l’utilisateur ne s’en rende compte. a) Vérifier le renvoi d’appels Composez : *#21# Ce code peut indiquer si vos appels sont transférés vers un autre numéro. Composez : *#004# Ce code affiche généralement les paramètres de renvoi d’appels actifs. b) Désactiver le renvoi d’appels Composez : ##21# Ce code permet de désactiver les paramètres de renvoi d’appels configurés sur votre téléphone. Que faire si votre téléphone est volé ? Si votre téléphone est volé : Modifiez immédiatement les mots de passe de vos comptes importants. Utilisez « Find My iPhone » ou « Find My Device » pour verrouiller ou effacer l’appareil à distance. Informez votre banque si des applications bancaires sont installées. Faites suspendre votre carte SIM auprès de votre opérateur mobile. Conclusion Même si les discussions concernant les logiciels espions et la surveillance des téléphones se poursuivent au Rwanda et dans de nombreux autres pays, il est essentiel de prendre des mesures pour protéger ses appareils numériques dans un monde où la technologie occupe une place centrale. La priorité pour chaque citoyen est de protéger ses informations personnelles, d’utiliser la technologie de manière sécurisée et de rester vigilant face aux messages, applications ou activités susceptibles de compromettre sa sécurité. ▶️ Regardez l’analyse détaillée de Nation Radio TV sur ce sujet sur YouTube. — Article préparé par Nation Radio TV.

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Le Royaume-Uni remporte l’arbitrage international sur l’accord migratoire avec le Rwanda

Le Royaume-Uni a remporté une procédure d’arbitrage international engagée par le gouvernement rwandais après l’abandon du programme qui prévoyait le transfert vers le Rwanda de certains demandeurs d’asile arrivés illégalement au Royaume-Uni. COMMENT LE PROJET ÉTAIT CONÇU En 2022, le Rwanda et le Royaume-Uni ont signé un accord prévoyant que les personnes entrées illégalement sur le territoire britannique ou ayant demandé l’asile après une arrivée irrégulière puissent être transférées au Rwanda. Leurs demandes d’asile devaient y être examinées et, en cas d’acceptation, elles pouvaient y être réinstallées. Dans le cadre de cet accord, Londres s’était engagé à financer le Rwanda via le Fonds de transformation économique et d’intégration (ETIF), doté d’un montant total de 370 millions de livres sterling. Le Rwanda devait également recevoir 120 millions de livres supplémentaires une fois que 300 migrants auraient été transférés, ainsi que 20 000 livres par personne relocalisée et jusqu’à 150 874 livres par individu pour les coûts d’accueil et d’intégration sur cinq ans. Avant l’abandon du programme, le Royaume-Uni avait déjà versé 290 millions de livres au Rwanda. Sur ce montant, 270 millions avaient été affectés à l’ETIF et 20 millions à la préparation opérationnelle du projet. Le gouvernement britannique a également indiqué que le coût total du programme atteignait environ 715 millions de livres en juin 2024. Malgré ces dépenses, aucun demandeur d’asile n’a été transféré de force vers le Rwanda. Seules quatre personnes s’y sont installées volontairement. Après l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Keir Starmer en 2024 et l’abandon du projet, Londres a annoncé qu’il ne verserait plus les montants restants prévus dans l’accord. Ces paiements comprenaient 50 millions de livres prévus en avril 2025, 50 millions supplémentaires en avril 2026 et 120 millions qui n’auraient été versés qu’après le transfert de 300 migrants. Le Royaume-Uni estimait ainsi ne plus devoir que 220 millions de livres. Le 24 novembre 2025, le Rwanda a saisi la Cour permanente d’arbitrage (CPA) à La Haye. Kigali soutenait qu’un changement politique à Londres ne pouvait pas justifier le non-respect des engagements contractuels. Le Rwanda réclamait notamment les 50 millions de livres correspondant à la deuxième année du contrat ainsi que d’autres paiements prévus pour l’année suivante. Le pays demandait également 6 millions de livres de dommages-intérêts liés à un autre engagement britannique concernant l’accueil de réfugiés vulnérables. Toutefois, dans une décision rendue le 15 mai 2026 et publiée le 1er juin 2026, la CPA a rejeté l’ensemble des demandes du Rwanda. Le tribunal a estimé que les échanges diplomatiques intervenus entre les deux pays en novembre 2024 démontraient que le Rwanda avait accepté l’absence de paiements supplémentaires. La demande de dommages-intérêts de 6 millions de livres a également été rejetée. Le Royaume-Uni est ainsi sorti victorieux de la procédure et n’aura pas à verser de nouvelles sommes au Rwanda. En résumé, le Rwanda avait déjà reçu 290 millions de livres dans le cadre du partenariat migratoire. Après l’abandon du projet, Kigali réclamait jusqu’à 106 millions de livres supplémentaires, hors intérêts. Toutes ces demandes ont été rejetées par le tribunal de La Haye. LA DÉCISION DU TRIBUNAL Le tribunal a conclu que le Royaume-Uni n’était pas tenu de verser les montants supplémentaires réclamés par le Rwanda après l’abandon du partenariat migratoire par le gouvernement de Keir Starmer. Le Rwanda soutenait que Londres avait manqué à ses obligations contractuelles. Les avocats britanniques ont au contraire affirmé que le changement de politique intervenu après les élections justifiait l’arrêt du programme. Le tribunal a donné raison au Royaume-Uni et rejeté les demandes d’indemnisation du Rwanda. Dans une réaction officielle, le gouvernement rwandais a indiqué qu’il respectait la décision tout en soulignant qu’un arbitre avait exprimé une opinion divergente sur certains aspects juridiques du dossier. REGARDEZ L’ANALYSE COMPLÈTE DE NATION RADIO TV SUR CETTE AFFAIRE (VIDÉO) Le ministre rwandais de la Justice et procureur général, Emmanuel Ugirashebuja, avait déclaré que le Rwanda avait engagé d’importantes dépenses pour préparer la mise en œuvre de l’accord et que le Royaume-Uni n’avait pas respecté toutes ses obligations. Lancé en 2022 sous Boris Johnson puis soutenu par Rishi Sunak, le programme visait à décourager les traversées illégales de la Manche. Cependant, il a fait face à de nombreux recours judiciaires. Le premier vol prévu vers le Rwanda a été annulé à la dernière minute après une intervention de la Cour européenne des droits de l’homme. Après l’abandon du projet, Londres a instauré un programme de départ volontaire offrant jusqu’à 3 000 livres aux migrants déboutés souhaitant s’installer au Rwanda. Seules quatre personnes auraient accepté cette offre. Le gouvernement britannique a salué la décision, tandis que les opposants au projet continuent d’affirmer qu’il a contribué à ralentir le traitement des demandes d’asile. — Article rédigé par Nation Radio TV.

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